Avertissement : certaines longueurs au niveau de cet article sont susceptibles de heurter la sensibilité des plus pressés d'entre nous.
Prévoyez donc un lecture en plusieurs étapes ou alors installez-vous confortablement afin d'apprécier ce voyage à sa juste valeur! A bon entendeur...;)
Hé hé les amis, me voilà déjà de retour !!
On continue avec notre programme de folie dans la belle Kyoto, la ville aux 1800 temples (non aucune exagération ou autre effet de style là-dedans, y en a vraiment à tous les coins de rue!!)
Et ce jour-là on a décidé d'allier le sport (je vous raconte pas comment je vais être musculée à force de faire 20km par jour...mmmmh les bons cuissots ;))) et la culture de l'esprit sur le
"Chemin de la philosophie" (Testsugaku-no-michi), une petite voie d'1km environ qui longe les rives d'un canal pour le moins banal mais le long de laquelle s'enchainent temples et
autres maisonnettes d'époque; ce chemin relie le temple Ginkaku-ji au nord et Nanzen-ji au sud et est bordé de cerisiers (i will be back à la période de floraison des
cerisiers une fois!!).
Avertissement : jeux de mots à thème philosophal à venir, inévitables de par le fait.
Notre journée a donc commencé avec la visite du Pavillon d'Or d'Argent cette fois!! Le Ginkaku-ji est surnommé ainsi parce qu’un Shogun quelque peu esthète avait souhaité le recouvrir de métal argenté, afin de concurrencer le Pavillon d’Or (qui pour la petite anecdote avait été construit par son grand-père...c'est pas bien de pomper sur pépé!!). Hélas, l’intéressé mourut avant d’accomplir son rêve. Si le Pavillon doré a l'or l’air fin, le Pavillon d’Argent laisserait donc plutôt de marbre ;)) Mais l’endroit, qui est aujourd’hui un temple bouddhique, demeure un des sites incontournables de Kyoto, l'un des édifices les plus beaux de la ville : le jardin mérite en effet le les coups d’œil, avec sa profusion de verts (si y a bien quelque chose dont je ne reviens toujours pas, ce sont bien les moult nuances de vert intense des mousses et autres végétaux nippons), ses grands pins, son sable ratissé, son étang peuplé de belles grosses carpes et surtout sa vue imprenable sur la ville depuis les Montaigne montagnes environnantes (bon ok ce sont des collines mais sinon ça marchait pas !!)... ça vous rappelle rien??!!! Et bien si il a également été crée par Saomi, qui apparemment avait la côte à Kyoto (pour les mémoires de poisson rouge, cf Kyoto - quartiers Nord-Ouest et Pontocho !!)
Un faux Info en argent : actuellement le Pavillon n’est pas visible (de l'intérieur j'entends bien sûr, l'a pas disparu le pavillon) pour cause de rénovation. Pourtant, les lieux restent accessibles aux visiteurs et le prix d’entrée n’est même pas revu à la baisse : les organisateurs sont définitivement des jap’ pas niais japonais.
Le Pavillon presque d’Argent
Plus bas sur le chemin, un cimetière japonais et un sanctuaire dédié aux souris méritent un détour : c'est pas tous les jours qu'on passe à Souris City.
La légende de Diderot Despereaux
Puis petit arrêt au Honen-in, petit temple rustique avec un toit de chaume dédié à.. Honen, prêtre fondateur de la secte du Jodo. Bon pas
fou le Honen, surtout qu'on peut pas visiter l'intérieur, donc on s'est pas éternisés...
Beh ils l'ont piqué
à Bellefontaine celle-là ;)
OOOoooo des
petites boules sur un Platon plateau.. j'ai bien essayé de souffler mais ça a point voulu
choir..flûte!
Nous voici enfin arrivés à mon coup de cour de la journée, j'ai nommé le Zenrin-ji (ou Eikan-do), un superbe temple possédant de très nombreux bâtiments tout en bois connectés
par des passerelles, cloîtres et autres escaliers des plus impressionnants où, hélas, les plus jolis endroits ne peuvent pas être photographiés. Il en va ainsi de la sublime statue du
Bouddha Amida regardant par-dessus son épaule. L’auguste statue Comte compte en effet ne pas se laisser prendre aussi facilement en photo.
Cette interdiction de photographier les intérieurs des bâtiments au Japon, c’est un peu la Blaise blaze. Enfin bref, c'était vraiment magnifique,
avec de beaux paravents peints, une pagode qu'elle est trop chouette, et des planchers "rossignols" qui, quelle que soit la façon de marcher que l'on adopte, couine sous les pas en faisant
cui-cui, le tout dans le but d'empêcher toute intrusion intempestive autant qu'indésirable sur les lieux (ou alors il faut s'appeler Takéo! Référence aux 5 livres du "Clan des
Otori", de Lian Hearn, se déroulant dans un Japon féodal imaginaire... je vous le conseille vraiment, j'ai adoré!!). Enfin bref magique comme visite, surtout que le cadre n'est autre
qu'un jardin luxuriant célèbre pour ses érables...Gorgias Gorgeous!!
ROoooO là là...
Pour finir notre petite balade, nous flânons au sein du Nanzen-ji, gros complexe où l'on trouve une moultitude de grands temples et autres minuscules sanctuaires. Une petite
ville dans la ville quoi !! Construit en partie en 1291, le complexe fut rebâti à plusieurs reprises jusqu'au XVIIème siècle. Déjà la porte d'entrée annonce la couleur (bois foncé ;) vu sa
taille plus qu'imposante!! Un vrai colosse sans fondation, les piliers en bois reposant sur un socle de pierre.
Dans l'enceinte du temple, un aqueduc en pierre rouge construit pendant la restauration Meiji: bon on se demande un peu ce qu'il fait là lui mais d'un autre côté ça amène un peu d'originalité qui est plus que la bienvenue quand on commence à être lassé par le 15ème temple visité, et en plus ça rappelle notre petit Gard à nous et ça c'est sympa!!
Le tout avec une petite touche de rouge
Malheureusement on n'est Montesquieu monté que sur le sôcle
Et Sénèque ce n'est que la porte...
Le bâtiment principal ou hondo est connu pour ses paravents décorés d'oeuvres de l'école Kano ainsi que pour son jardin zen (et non il est pas de Saomi lui na!!!).
MMmhhhhh ça Hume bon le bois ici !
Jolie vue
Une oeuve de p(art)aravent
A méditer...
Quand je vous disais que
j'avais vu la Mer...
Un petit Bodin boudoir
La dernière étape devait être le Heian-jingu, reproduction aux 2/3 du palais impérial de la période Heian (794-1185). Contruit en1895 pour le 1100ème anniversaire de la fondation de
Kyoto, ce sanctuaire est dédié aux empereurs Kammu et Komei, respectivement les 1er et dernier empereurs qui résidèrent dans la ville. Malheureusement, nos perfomances sportives du jour ne nous
ont pas permis de franchir le dernier checkpoint avant la fermeture (17h, et oui la culture est un plat qui se mange tôt au Japon!!). Mais bon on a quand même pu rentrer dans l'enceinte et
c'était déjà très imposant, avec ses bâtiments peinturlurés du rouge écarlate shintoïste réglementaire, ses toits à la chinoise aux tuiles bleu-vert et surtout son immense torii
qui en garde fidèlement l'entrée;)
Mais la journée était loin d'être finie!! Direction Gion ou le quartier des geishas, réputé pour ses maisons de thé, inaccessibles pour le commun des mortels étrangers comme nous avons
pu le constater. A l'intérieur décoré dans la tradition zen, les convives (les gros pontes de l'industrie et du gouvernement nippon quoi!!!)) profitent du discours et des danses des geisha et
Maiko (les mini apprenties geishas). On a d'ailleurs tendance à croire en occident que les geisha sont des prostituées mais que nenni il n'en est point question (ou du moins ca ne l'est
plus), ce sont des artistes et oui gei signifie"art" et sha "personne"..en effet, elles excellent dans tous les arts voués au divertissement : danse, poésie, chant, musique,
cérémonie du thé,...mais elles sont aussi recherchées pour leur esprit et leur conversation! De vraies jeunes filles accomplies quoi !! Et elles n'ont quasiment qu'un seul amant,
dont elles dépendent de la bonne générosité, il s'agit de leur "danna"/protecteur/amant, tradition qui remonte au temps où les geishas devaient être rachetées pour échapper à la
prostitution.
Bref on a croisé, au milieu d'une foule de touristes tous plus excités les uns que les autres (on se serait cru à un concert de Patriiiiiiick), le prix du
fan-harceleur-et-pas-géné-pour-un-sou-vas-y-que-je-te-colle-mon-appareil-photo-à-1cm-sous-le-nez (oui je sais c'est un peu long comme nom!!) revenant à nos amies harpies italiennes ;)), bref je disais donc que nous avons quand même réussi à croiser quelques demoiselles geisha se rendant au
boulot à petit pas du haut de leurs plateformes tongs en bois.
Rue
cheap chic
Et ça te fait rire toi...ça serait pas un peu Hippocrate hypocrite ça ?!!
Et ben non, c'est toujours pas fini !! On a ensuite décidé d'aller se balader dans les rues pavées des environs du temple Kiomizu-dera (prévu au programme des jours prochains!!), où l'on a pu
admirer la pagode Yasaka, de jolies petites maisons en bois mais surtout s'amuser à tenter le diable dans les escaliers de la malchance. Que je vous explique, il existe 2 séries de
marches, et si tu as le malheur d'y trébucher, tu auras la poisse pendant 2 ans pour l'une et 3 ans pour l'autre. Me connaissant, je me suis dit que c'était pour moi cette histoire, et
ben même pas, et ouais, pas un faux pas la miss Julie, trop fière! Bon ça m'a pas empéché d'avoir la poisse quand même par la suite mais bon, j'étais contente ;)))
Une pas-god contruction athée
Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ça y est j'ai tout dit !! Bon je vous raconte même pas le nombre de photos du diaporama, mais vous auriez tort de pas y jeter un oeil, c'est de toute beauté
;)
Bon ben moi j'en peux plus, c'est pas que j'ai mis 4h à écrire tout ça mais presque ;))
La bise mes amis
A +
Julie
Allez des petits bonus pour rigoler un peu après toute cette contemplation béate des trésors kyotoïtes.
1/ Bon petit film en espionne furtive d'une des salles en or du Eikan-do
2/ Dans la série les touristes sont vraiment pris pour des pigeons
3/ Petite pause au pipiroom pour moi-même et surpriiise : ici on a des chaussures spéciale pipi! De là à dire que le japonais a peur de pas savoir viser...!!
Moi je les adopte!! A porter obligatoirement le 8/8